bonsoirvignetteBONSOIR (1993)

Durée: 1h30

Scénario: Jean-Pierre Mocky, Jacques Bacelon, André Ruellan. D’après le roman « Les égarements de Monsieur René » de Claude Bourgeix.

Avec: Michel Serrault, Jean-Pierre Bisson, Claude Jade, Jean-Claude Dreyfus.

Résumé: Le tweed, c'est fini ! Monsieur Douasse licencie ses deux retoucheurs, Isidore et Alex. Celui-ci, grâce à une concierge complice, occupe un sous-sol d'immeuble. Mais chaque soir, vêtu de son melon et de son impeccable "loden", il trouve une combine pour se faire inviter et héberger pour la nuit par des inconnus. Rien qu'une fois. Au petit matin, un solo de cor signale son départ...

Critiques:

-"En échange du gîte et du couvert, un visiteur du soir élégant et fauché (Michel Serrault, roux au yeux bleus), raconte de fabuleux mensonges à des gens chez qui il s'invite et à qui il apporte le désordre, la fantaisie, tout en les révélant, parfois, à eux-mêmes. Dans la lignée d' Un drôle de paroissien, un polar farfelu, une comédie poétique sur un voyageur d'appartement."Cécile Mury (Télérama).

-"Ce film de Mocky, une comédie de moeurs des plus singulières, bénéficie d'un scénario très original et bien écrit aidé de dialogues et de séquences des plus cocasses. Comme d’habitude Mocky ne fait pas dans la dentelle et ne perd pas son cynisme corrosif à propos du mode de vie et de la représentation de la classe moyenne française. Une espèce de « british touch » dans l’autodérision qu’on retrouve dans l’habit du personnage principal magnifiquement interprété par Michel Serrault, compagnon du cinéaste depuis toujours et qui colle parfaitement à l’atmosphère du cinéma de Mocky avec sa démarche amusante, son visage qui mêle sérieux et loufoque et son jeu caricatural mais qui ne dépasse jamais les limites (assez larges) imposées par ce type de film.(...) ce que Mocky parvient à faire, peu de gens en sont aujourd’hui capable et pourtant il ne sort pas des codes usuels et d’une simplicité qui lui va bien. On se demande dès lors pourquoi tant de producteurs, réalisateurs ou acteurs se fatiguent avec du préfabriqué indigeste, des mimiques stupides et des blagues au niveau du pipicaca comme le fait quelqu’un comme Michaël Youn alors qu’on peut arriver à des films magnifiques avec trois fois rien à part quelques idées."Nicolas Thys (Ecranlarge du 21/03/2006).