vidangevignetteVIDANGE (1998)

Durée: 1h33

Scénario: André Ruellan.

Avec: Marianne Basler, Jean-Pierre Mocky, Laurent Labasse, Jean Barney, Dominique Zardi, Jacques Legras.

Résumé: Mireille Bertillet, petit juge de province fiancée à un pharmacien ennuyeux, est mutée, à sa grande surprise, au palais de justice de Paris. Elle doit sa nomination au procureur qui souhaite un juge inexpérimenté pour les grandes affaires. En effet, un lourd dossier compromettant de hautes personnalités avait été confié au juge Montel qui, à la suite d'une indélicatesse, s'est retrouvé en prison. Castellin, homme à tout faire du tout Paris, prend l'identité d'un écrivain afin de séduire et manipuler la jeune femme qui prend son travail trop au sérieux.

Critiques:

-"Il ne pouvait pas rater ça : les juges, les mises en examen, les politiciens véreux tremblant sous leurs magouilles. Vidange, c'est Mocky dans ce qu'il a de meilleur : un jeu de massacre burlesque, mais qui évoque aussi ces romans noirs qu'il affectionne où un solitaire s'oppose à la corruption d'une ville. Ici, le solitaire est une femme. Au départ, Madame la juge (Marianne Basler, très bien) est naîve, terne et sexuellement coincée. Plus elle s'aguerrit, plus elle sème la panique chez les puissants. Ca va vite, ça tape fort, ça vise juste. Grâce aux dialogues, brillantissimes de Michel Grisolia. Grâce , aussi, au personnage que s'est réservé Mocky. " Pierre Murat (Télérama).

-"(...)la crudité des situations, les dialogues particulièrement imagés, le classicisme du récit, tout marche ensemble et fait rire. La musique, importée des années 80, la noirceur des plans (qui va de pair avec la noirceur du milieu exploré : les hautes sphères des décisions secrètes ; « Vidange », et c'est rare aujourd'hui, est un vrai film noir) donnent au film un aspect désuet qui fait beaucoup de bien en ce moment, alors même que le souci principal de nombre de gens est d'être dans le coup (et refouler le passé). Plutôt qu'hors des modes, Mocky fait la mode, ou bien détruit le concept. En outre, il anéantit le clergé, le monde politique et la magistrature, et redonne ses lettres de noblesse à l'héroïsme au cinéma en la personne de la juge. Allez donc voir, allez donc écouter « Vidange ». " Medhi Benallal (Chronicart).