misericordevignetteLA BETE DE MISERICORDE (2001)

Durée: 1h30

Scénario: Jean-Pierre Mocky. D'après un roman de Frédéric Brown « The Lenient Beast ».

Avec: Jackie Berroyer, Bernard Menez, Jean-Pierre Mocky.

Résumé: Si on est heureux, on ne risque rien à croiser Jean Mardet. Là où cela se gâte, c'est lorsqu'on est malheureux. Parce que Mardet, lui, connaît la douleur. Si Dieu ne lui avait donné mission de venir à votre secours, il aurait sans doute mis fin à ses tourments. Mais il faut bien obéir à Dieu. La mission des inspecteurs Moreau et Castan est de voler au secours de la justice. Et puis la troisième mission est celle de Caroline, la voisine de Mardet. Elle ne doit pas trahir le secret qu'elle partage avec lui. Si elle le faisait, elle se mettrait en travers de la volonté divine.

Critiques:

-« La Bête de miséricorde apparaîtra (...) comme l'un des meilleurs films que le réalisateur ait tournés depuis qu'il se produit tout seul, Apache isolé dans le maquis, apôtre du cinéma sauvage. La participation de Jackie Berroyer et de Bernard Menez y est par ailleurs déterminante. »Philippe Piazzo (Aden).

- « Un film de Jean-Pierre Mocky est toujours un petit événement, surtout lorsqu’y jouent Bernard Menez et Jackie Berroyer sur fond d’intrigue policière en banlieue parisienne. Devant un Mocky, l’appréhension est aussi de rigueur, mais cette fois-ci le pari est tenu : LA BETE DE MISERICORDE est un film sympahique qui se laisse voir sans déplaisir. Mocky filme son histoire insolite de manière classique et maîtrisée, laissant les comédiens nous servir de très bons dialogues au fil de longs plans séquences. Le tandem Menez-Berroyer fonctionne, la photo est travaillée, l’histoire amusante... et, évidemment, pour les inconditionnels, sont aussi présentes les immuables  « Mockyneries », ou scènes loufoques, grotesques, généralement relatives aux grandes actions (fusillades, accident, etc...), et susceptibles de flinguer n’importe quel film. A l’exception de ceux de Mocky, entre manque d’argent, second degré et superficialité assumée. Bref, tout concourt à rendre cette BETE DE MISERICORDE attachante mais, malheureusement, toujours détournée des grands circuits de distributions. » Guillaume Tion (Monsieur Cinéma).